Comment se fabrique le miel ?

Me croiriez-vous si je vous disais qu’il fut une époque où l’homme croyait que le miel tombait du ciel ? Bien sûr, c’était il y a bien longtemps… Aujourd’hui, ce n’est un secret pour personne que le miel est fabriqué par nos amies les abeilles. Mais savez-vous comment les Apis Mellifera alias les abeilles à miel s’y prennent pour transformer le nectar des fleurs en cette douceur que nous utilisons pour nos tartines au petit déjeuner ou pour préparer de délicieux cannelés, gâteaux moelleux et autres desserts ? Si, comme nous, vous êtes curieux de connaitre le procédé de fabrication du miel, nous vous invitons à lire le présent article.

Tout commence par la récolte du nectar… ou du miellat

La plupart du temps, les abeilles butinent le nectar des fleurs dites mellifères. Le nectar, c’est la substance liquide sucrée (constituée d’eau et de saccharose) sécrétée par ces fleurs. Mais il se peut aussi que les abeilles dites butineuses prélèvent le miellat (comprenez la sécrétion sucrée que certains petits insectes émettent lorsqu’ils aspirent la sève des végétaux tels que les chênes et les sapins) pour fabriquer leur précieux miel.

Après avoir aspiré le nectar ou le miellat par le biais de leur trompe, les abeilles butineuses se hâtent de le transporter jusqu’à la ruche en le stockant provisoirement dans leur jabot, également appelé « estomac à miel ». Nous vous rassurons tout de suite, le nectar est simplement stocké, il ne descend pas dans l’appareil digestif de l’insecte ! Et une fois que les abeilles butineuses parviennent à la ruche, la magie peut opérer.

Essaim d'abeilles

À l’intérieur de la ruche, les abeilles transforment le nectar en miel

De retour à la ruche, nos abeilles butineuses livrent le nectar en le régurgitant directement dans les jabots des abeilles receveuses avant de repartir butiner. Les abeilles receveuses peuvent alors procéder à la transformation chimique du nectar en le malaxant et en l’échangeant entre elles. Cet échange qui se fait de bouche en bouche et de jabot en jabot est appelé la trophallaxie.

Au cours de cette opération, les abeilles receveuses utilisent leurs enzymes pour permettre à l’eau du nectar de s’évaporer progressivement et au nectar de s’épaissir petit à petit. C’est également à ce stade que le nectar s’enrichit en sucre et acquiert ses valeurs nutritives puisque le saccharose se met à produire du glucose et du fructose.

Après cela, les abeilles déposent le nectar dans les alvéoles créées par les abeilles bâtisseuses (ces dernières se sont servies de la feuille de cire préalablement insérée par l’apiculteur dans la ruche). L’évaporation de l’eau contenue dans le nectar se poursuit alors grâce à la chaleur qui règne dans la ruche et aux courants d’air que les abeilles produisent en battant leurs ailes.

Quand le miel est enfin mûr, c’est-à-dire lorsque sa teneur en eau est réduite à 18 %, les abeilles bouchent hermétiquement les alvéoles avec un opercule de cire qu’elles produisent elles-mêmes en consommant du pollen et du miel.

Vient ensuite le moment tant attendu de la récolte

Une fois que les abeilles ont fini de fermer les alvéoles, l’apiculteur peut venir récolter le fruit de leur labeur et le transporter vers la miellerie. Vous remarquerez que l’apiculteur ne prend pas tout. Il laisse suffisamment de miel à ses petites protégées pour assurer leur survie.

Il commence donc par retirer la cire protectrice des alvéoles en plaçant les cadres dans un bac à désoperculer et en se servant d’un couteau électrique. Après cette première étape, l’apiculteur extrait le miel des rayons de cire. Pour ce faire, il utilise soit un extracteur soit une grosse centrifugeuse. Après quoi il passe à la phase du filtrage du miel : il s’agit de tamiser le miel pour éliminer les morceaux de cire restants.

Dernière étape : l’apiculteur laisse le miel décanter pendant 15 jours à 3 semaines, à une température comprise entre 25 et 30 °C, pour que les impuretés puissent remonter à la surface. Ces impuretés sont alors retirées à l’aide d’une fine lame et le miel, qui est maintenant mûr, peut enfin être mis en bouteille. Quant à la conservation du miel, elle se fait à température ambiante.

Bon à savoir

Comme nous venons de l’expliquer précédemment, le miel provient du nectar d’une fleur en particulier. C’est pourquoi l’on parle de miel d’acacia, de miel de châtaignier ou encore de miel de lavande. Mais le miel peut également provenir du mélange entre différentes espèces de fleurs, on parle alors de miel toutes fleurs.

Par ailleurs, il est utile de rappeler que le miel n’est pas uniquement employé en cuisine. Ce produit tout-en-un est également utilisé en cosmétique (les dames et les demoiselles s’en serviront pour adoucir leur peau et pour réaliser des masques capillaires maison), pour soigner nos petits bobos (le miel accélère la cicatrisation des plaies) ou encore pour soulager nos maux de gorge.

La sélection de Carnet de Gourmets

Cette petite explication vous fait monter l’eau à la bouche ? Chez Carnet de Gourmets, nous ne faisons pas les choses à moitié. C’est pourquoi nous nous permettons de vous proposer le miel de Maquis. Si vous aussi vous ne jurez que par les bons produits artisanaux bien de chez nous, vous craquerez certainement pour ce délicieux miel produit par A Matricula, une petite entreprise tenue par la famille GRAS.

Il s’agit d’un miel 100 % naturel (rien à voir avec les miels industriels vendus dans votre supermarché habituel), garanti sans ajout de glucose, à base d’anthyllis, de germandrées, de ronces et de thym corse, originaire de Santa Reparata di Balagna en Haute Corse. Un miel typique des hautes vallées corses que Jean-Claude et son fils François récoltent à partir du mois d’août, tandis que la maman de François, Estelle, s’occupe de la vente…

Miel du Maquis A MATRICULA

Bien entendu, en parcourant notre épicerie fine en ligne, vous trouverez d’autres variétés de miel… de quoi satisfaire vos goûts et vos envies.

Bonne dégustation avec Carnet de Gourmets!!